Entreprise libérée et semaine de 4 jours, le quotidien d’Anikop filmé par le média Merci pour l’info

Anikop

Congés illimités. Semaine de 4 jours payés 5. Transparence des salaires. Quand on déroule la liste, beaucoup de gens froncent les sourcils et cherchent l’embrouille. « Il est où le vice ? »

Alors quand Floriane Le Mélinaire, journaliste pour le média Merci pour l’info, a poussé la porte de nos locaux, on n’a pas sorti le tapis rouge. On a simplement expliqué comment on fonctionne. Sans script. Sans storytelling préparé. La réalité, tout simplement.

Le reportage est en ligne, on vous le partage juste ici. Et on en profite pour remettre les choses à plat sur ce qui se cache vraiment derrière notre organisation.

Reportage Merci pour l’info tourné dans nos locaux, sur le fonctionnement de l’entreprise libérée.

Ce qu’un regard extérieur est venu découvrir

Le modèle d’entreprise libérée reste encore peu répandu en France. Alors forcément, quand un média en croise un, il a envie de venir voir de plus près.

On parle souvent de notre organisation sur ce site. Et quand c’est nous qui le racontons, on peut nous soupçonner d’enjoliver un peu. C’est tout l’intérêt d’un reportage. Quelqu’un d’extérieur vient constater de ses propres yeux, pose ses questions sans filtre, et filme ce qu’il trouve.

Floriane est venue avec une interrogation simple en tête. Est-ce que tout ça tient vraiment debout au quotidien, ou est-ce que c’est juste joli sur le papier ? Notre directeur associé Nicolas Perroud et deux membres de l’équipe ont joué le jeu et répondu à ses questions en toute simplicité. Elle a même filmé notre mur de photos où chaque salarié a sa place. Une façon imagée de montrer qu’ici, il n’y a plus de hiérarchie.

« Ce qui me plaît le plus, c’est d’être son propre patron. Être maman et avoir cette flexibilité, c’est une vraie source de motivation. On est complètement libres, mais avec beaucoup de cadre. »

Mélanie, Chef de produit Anikop Showroom

Anikop, un exemple concret d’entreprise libérée

Notre façon de travailler n’est pas un argument marketing. Ce n’est pas non plus une tendance RH qu’on aurait testée pour faire parler. C’est un choix assumé depuis 2016, l’année où on est passés en entreprise libérée.

Concrètement, voici ce qui rythme nos semaines.

  • Des congés libérés. Chacun pose les jours dont il a besoin, sans compteur et sans validation hiérarchique.
  • La semaine de 4 jours, payée 5.
  • Le télétravail, possible dans un cadre défini ensemble.
  • La transparence des salaires, accessible à toute l’équipe.
  • Le statut cadre pour tout le monde, sans pointage ni horaire imposé.

Derrière chaque mesure, la même idée. Faire confiance plutôt que contrôler. On part du principe que des gens responsabilisés font du bon travail, et qu’on n’a pas besoin de surveiller leurs heures pour ça.

« Je peux anticiper mes journées et accompagner mon fils sur ses sorties scolaires dans la semaine. Tant que le travail est fait, personne ne me demande de comptes. Et ça, ça n’a pas de prix. »

Julien, Content Manager

Est-ce que ça veut dire que tout le monde part six mois en vacances et que personne ne bosse ? Non, bien sûr. Une charte écrite et signée par l’équipe pose le cadre. Et la règle tient en trois mots : du bon sens. On pose ses jours tant que ça ne met pas un projet en péril, et tant que ça ne pénalise pas les collègues.

Et la performance dans tout ça ? C’est la grande crainte qu’on nous oppose à chaque fois. Notre expérience montre plutôt l’inverse. Des collaborateurs autonomes et reconnus s’investissent davantage. La liberté ne s’oppose pas à la performance, elle la nourrit.

Entreprise libérée, le pari de la confiance

Depuis qu’on a tourné le dos à la hiérarchie en 2016, on a compris une chose. Ce modèle ne tient pas tout seul. Il repose sur l’engagement de chacun et sur beaucoup de respect mutuel. Ce n’est jamais acquis, ça se cultive au quotidien. Et pour dire ce qui le fait vraiment tenir, on laisse la parole à notre directeur associé Nicolas Perroud.

« Les congés libérés, c’est avant tout une relation de confiance. »

Nicolas Perroud, Directeur associé d’Anikop

On n’a rien révolutionné. On a juste arrêté de confondre contrôle et efficacité. Et pour répondre à la question du début, il n’y a pas de vice caché. Juste une autre façon de voir le travail, qu’on n’impose à personne et qu’on a simplement envie de partager. Alors, utopie ou évolution logique du monde du travail ? On vous laisse vous faire votre propre avis en regardant le reportage.

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